Economie
UE : 'le protectionnisme n'est pas une réponse'
Ce dimanche a eu lieu à Bruxelles une réunion des 27 pays membres de l'Union européenne concernant la crise économique et financière et les réponses apportées face aux conséquences.
Au sujet des éventuels risques de protectionnisme, le Premier ministre tchèque, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, a déclaré qu''aucun cas de protectionnisme' n'avait été 'identifié'. La chancelière allemande, Angela Merkel, a également assuré qu'il n'y avait pas de cas de protectionnisme.
Le plan français de soutien du secteur automobile avait notamment soulevé la question du protectionnisme chez certains pays membres de l'Union européenne. 'Où voyez-vous du protectionnisme? On n'a jamais demandé de fermer les usines (hors de France) pour garder les nôtres, on a demandé qu'on ne ferme pas chez nous (...). C'est tout à fait différent', a insisté Nicolas Sarkozy à propos de ce plan.
De plus, Nicolas Sarkozy a affirmé n'avoir 'jamais cru au protectionnisme (...) Mais, entre le protectionnisme ou libre-échangisme, il faut peut-être garder un équilibre qui fait que de mon point de vue il n'y a pas de liberté sans règles'. 'Le problème du protectionnisme c'est ce qui se passe chez nos amis américains. L'Europe est la zone la plus ouverte du monde', a-t-il souligné.
Pour ce qui est d'un soutien à l'Europe centrale et orientale, les dirigeants européens ne se sont pas prononcés en faveur d'un grand plan d'aide pour l'Europe de l'Est face à la crise, idée proposée par la Hongrie. Cette dernière a plaidé en faveur d'un grand programme de soutien aux douze pays entrés dans le bloc depuis 2004, doté de jusqu'à 190 milliards d'euros.
Une autre idée proposée demandait un assouplissement des critères d'accession à l'euro, certains membres ont indiqué qu'il faudrait y réfléchir mais ne se sont pas dits en faveur de modifications dans l'immédiat.
Néanmoins, 'il est tout à fait clair que l'Union européenne ne laissera personne sur le bord de la route', a dit le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek. Toutefois les aides accordées devraient l'être au cas par cas.
D'autre part, les dirigeants européens ont aussi trouvé un accord en ce qui concerne les grandes lignes communes dans le traitement des actifs toxiques des banques de l'UE, qui empêchent le circuit du crédit de repartir.
Au début du mois d'avril doit avoir lieu à Londres le prochain sommet du G20.
C.L. (avec agences)
Publié le 02 mars 2009
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