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Indicateurs macroéconomiques français globaux
Comptes nationaux trimestriels : publiés par l’Insee, les comptes nationaux trimestriels visent à fournir, à un rythme infra-annuel, une information macroéconomique complète, relativement détaillée et cohérente avec les comptes annuels passés. Cette information (en valeur, en volume et en prix) est corrigée des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVJ-CJO) afin de dégager les mouvements conjoncturels significatifs.
Les comptes nationaux reprennent des postes tels que le commerce extérieur, la production, la formation brute de capital fixe, la consommation des ménages, les impôts, les salaires, etc.
IARC : mesuré par le COE, l’Indicateur avancé de retournement conjoncturel vise à prévoir les sorties du régime bas de croissance en utilisant une approche probabiliste. Un cycle de croissance est, par définition, l’écart à la tendance du niveau d’activité. Entre 60 et 80, l’IARC indique une possibilité de retournement. Entre 80 et 100, il indique une forte probabilité.
Au total, six séries d’indicateurs, réputés en avance sur le cycle de l’économie globale, sont utilisées pour calculer l’IARC. Sont concernés : l’indice de la Bourse de Paris, l'écart de taux d'intérêt (taux de rendement des obligations moins Pibor à trois mois), l'indicateur avancé du cycle économique aux Etats-Unis, l'opinion sur les prix de vente prévus (enquête bimestrielle de l'Insee dans le commerce de gros : biens intermédiaires industriels), une variable synthétique de l'enquête mensuelle de l'Insee sur l'opinion dans l'industrie des biens intermédiaires (résumé des réponses sur la production passée et prévue, les carnets de commandes global et étranger et le niveau des stocks), la tendance récente de la demande de logements neufs et à acheter (enquête trimestrielle de l'Insee sur la construction immobilière).
IESR : l’Indicateur d’entrée et sortie en récession vise, comme son nom l’indique, à détecter le plus rapidement possible et de manière fiable les entrées et sorties de récession pour l'économie de la zone euro. Il vient compléter la batterie d'indicateurs avancés de retournement conjoncturel (IARC), diffusés par le Centre d’Observation économique (COE) depuis une dizaine d'années, en déterminant en temps réel la probabilité qu'une période de ralentissement économique ne se transforme en récession. L’IESR varie de 0 à 1. Une entrée en récession est annoncée si l'indicateur franchit le seuil de 0,50 à la hausse et, inversement, une sortie de récession est signalée lorsqu'il repasse en dessous de ce seuil.
Produit intérieur brut (PIB) : indicateur le plus connu, sa variation mesure la croissance de l'économie. Sa dimension internationale permet les comparaisons entre pays.
Taux directeurs : déterminés par les banques centrales, ces taux sont des outils servant à maîtriser l'inflation. Leur niveau joue un rôle si important que les marchés peuvent réagir sur de simples rumeurs de hausse ou de baisse. |
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| Les trois exercices des comptes nationaux trimestriels |
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Pour un trimestre donné, trois exercices sont effectués :
Le premier, « estimation précoce », publié 42 ou 43 jours après la fin du trimestre, aboutit à une première estimation de la croissance trimestrielle du PIB.
Le deuxième, « premiers résultats », est publié 50 jours après la fin du trimestre. Il donne une première estimation des opérations sur biens et services (échanges extérieurs, production, consommation, formation brute de capital fixe, variations de stocks).
Le dernier, « résultats détaillés », est publié 90 jours après la fin du trimestre, sauf au quatrième trimestre où il sort en même temps que le compte annuel provisoire, fin avril. Il donne une information complète : opérations sur biens et services ; comptes d'agents (ménages, entreprises). |
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