La situation pour les constructeurs automobiles est difficile dans le contexte de la crise et du ralentissement sur les marchés automobiles. Carlos Ghosn, PDG de Renault Nissan, l'a souligné lors de l'ouverture du salon d l'automobile à Los Angeles ce mercredi en parlant d'une crise 'très grave et inquiétante'.
Selon Carlos Ghosn, 'tout le monde va être touché' et 'il va falloir s'adapter, innover pour sortir de la tempête'.
'Les Etats-Unis et le reste du monde sont, et il n'y a aucun doute à ce sujet, dans une situation [économique] très grave et inquiétante. Le flux de crédit est très loin de la normale et la récession qui a commencé aux Etats-Unis est en train de s'étendre', a indiqué le PDG de Renault Nissan.
Carlos Ghosn a notamment fait référence à l'état du marché automobile américain, rappelant qu'il avait connu pour le mois d'octobre les pires ventes de véhicules depuis environ 25 ans. General Motors, Chrysler et Ford sont en train de défendre, ces derniers jours, leur demande d'un plan d'aide de 25 milliards de dollars avancé par l'Etat américain.
D'autre part, Carlos Ghosn a démenti l'hypothèse selon laquelle Renault Nissan aurait été récemment en discussion avec General Motors. Il a indiqué que la crise du crédit pourrait empêcher des fusions dans l'automobile, 'quel que soit leur intérêt'.
Ce mercredi, Carlos Ghosn avait annoncé dans le Wall Street Journal qu'il prévoyait un bénéfice 'zéro' pour Nissan pour le compte du second semestre de l'exercice 2008-2009. Nissan a connu un recul de 34% de ses ventes aux Etats-Unis en octobre.
Par ailleurs, le PDG de Renault Nissan a évoqué un accord que Nissan a passé avec l'Etat de l'Oregon (nord-ouest) pour développer un réseau de chargement de véhicules électriques. Le groupe a également conclu des accords similaires avec le Tennessee (sud), Israël, le Danemark et le Portugal.
Depuis le début de l'année, le titre Renault a perdu plus de 83% de sa valeur et terminait ce mercredi en baisse de 9,76%, à 15,91 euros, à la bourse de Paris.
C.L. (avec agences)