Un nouveau retard pourrait affecter les livraisons des appareils figurant dans le carnet de commandes de l'avionneur américain Boeing, selon le Wall Street Journal. Le groupe américain serait en train de revoir son calendrier de livraisons qui pourrait connaître des délais supplémentaires jusqu'à dix semaines. Cette révision de calendrier concernerait les 3 734 avions figurant dans son carnet de commande.
Le Wall Street Journal évoque la grève des 27 000 mécaniciens membres du syndicat IMA et travaillant chez Boeing qui a duré 57 jours et s'est achevée au début du mois de novembre. Ainsi, le 5 novembre dernier, Boeing avait déjà annoncé officiellement que le premier vol de son petit dernier, le 787 Dreamliner, allait être reporté de cette fin d'année à l'année 2009.
En effet, ce retard dans le développement de l'avion n'est pas le premier depuis le lancement du projet. Au départ, le premier vol du 787 était prévu pour la fin de l'été 2007 puis il a été plusieurs fois reporté pour se placer finalement en 2009.
Avec ce nouveau retard, l'avionneur américain risque de se retrouver sous le coup de pénalités exigées par les compagnies qui ont commandé des 787 Dreamliner. Jusqu'à présent, 900 exemplaires ont été commandés.
Du côté de la production de Boeing, le groupe travaille à remettre les chaînes de montage à pleine cadence depuis la fin de la grève, mais cela pourrait prendre des semaines selon le Wall Street Journal.
Le quotidien américain précise que l'avionneur devrait présenter son nouveau calendrier avant le début du mois de décembre prochain, lors de ses prévisions de résultats et de livraisons pour l'année prochaine et 2010.
Pour l'instant, Boeing n'a pas commenté les hypothèses avancées par le Wall Street Journal.
Par ailleurs, Boeing va devoir s'engager dans une nouvelle négociation avec les syndicats des ingénieurs et des techniciens. Le contrat de trois ans des 13 390 ingénieurs et des 6 889 techniciens arrive à son terme le 1er décembre prochain.
Depuis le début de l'année, le titre Boeing a perdu plus de 54% de sa valeur.
C.L.