Le brut dépasse tous les records ce matin. Il a ainsi dépassé les 142 dollars ce matin avant de se replier mais de rester au-dessus des 141 dollars.
L’Opep continue de peser
Où s'arrêtera l'envolée du pétrole ? Nouvelle hausse brutale des cours de l’or noir ce matin, qui succèdent à un bond hier en séance. Après avoir enfoncé le plafond, encore jamais atteint, de 140 dollars hier soir, le baril de brut s’échange aujourd’hui à plus de 141 dollars, dépassant même les 142 dollars ce matin.
Le brut léger a ainsi atteint 142,26 dollars et le brent, 142,13 dollars. Il s’est ensuite légèrement replié à 141,64 dollars pour le brut léger et à 141,48 dollars vers 11h30.
Hier, Chakib Khelil, le président de l’Opep, avait estimé au micro de France 24 que le prix de pétrole pourrait atteindre 150 à 170 dollars dès cet été, en raison notamment d’une possible hausse des taux de la BCE, et de la tension des relations diplomatiques entre Iran et Occident.
Pire : si Téhéran venait à fermer les vannes, «aucun autre pays dans le monde ne pourrait remplacer la production iranienne», aboutissant à des prix dont «personne ne peut dire» jusqu’où ils pourraient monter. Dans le cadre de ce scénario, le patron de l’Opep a évoqué un prix de «300 ou 400 dollars» comme possible.
Alors que le dollar est toujours très faible par rapport à l’euro, avec peu de perspectives de redressement à court terme, les facteurs haussiers sont par ailleurs toujours très présents sur les marchés pétroliers : réduction de la production possible el Libye, troubles au Nigeria, tensions en Iran, et une demande toujours soutenue, notamment de la part de la Chine.
Antoine Pietri