Où s'arrêtera l'envolée du pétrole ? Nouvelle hausse brutale des cours de l’or noir ce matin, qui succèdent à un bond hier en séance. Après avoir enfoncé le plafond, encore jamais atteint, de 140 dollars hier soir, le baril de brut s’échange aujourd’hui à plus de 141 dollars, frôlant le seuil de 142 dollars.
Hier, Chakib Khelil, le président de l’Opep, avait estimé au micro de France 24 que le prix de pétrole pourrait atteindre 150 à 170 dollars dès cet été, en raison notamment d’une possible hausse des taux de la BCE, et de la tension des relations diplomatiques entre Iran et Occident.
Pire : si Téhéran venait à fermer les vannes, «aucun autre pays dans le monde ne pourrait remplacer la production iranienne», aboutissant à des prix dont «personne ne peut dire» jusqu’où ils pourraient monter. Dans le cadre de ce scénario, le patron de l’Opep a évoqué un prix de «300 ou 400 dollars» comme possible.
Alors que le dollar est toujours très faible par rapport à l’euro, avec peu de perspectives de redressement à court terme, les facteurs haussiers sont par ailleurs toujours très présents sur les marchés pétroliers : réduction de la production possible el Libye, troubles au Nigeria, tensions en Iran, et une demande toujours soutenue, notamment de la part de la Chine.
Le baril de ‘light sweet crude’ pour livraison en août s’est échangé ce matin jusqu’à 141,71 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord est monté jusqu’à 141,98 dollars.
Antoine Pietri