Annulation de missions de la marine nationale française, appel à un geste de la part des grands pétroliers par le gouvernement, demandes répétées du G8 envers l’Opep : les signes ne manquent pas. Le brut a atteint ces derniers jours des seuils problématiques.
Au-delà du rationnement que s’imposent les automobilistes en raison du prix à la pompe, c’est l’économie toute entière qui est menacée par la flambée des cours.
En fin de semaine dernière, un vent de folie a de nouveau soufflé sur les marchés pétroliers, qui ont connu un nouveau record historique de 139,12 dollars le baril pour le WTI américain avant de clôturer à 138,54 dollars.
Soit une hausse spectaculaire de… 10,75 dollars en une seule séance, après avoir pris 5,59 dollars la veille. Du jamais vu.
Cette flambée historique s’explique par l’effondrement du dollar, ainsi que par un regain de tension entre Israël et l’Iran.
Les cours connaissent ce matin un léger reflux, avec un prix de 137,48 dollars pour le light sweet crude pour livraison en juillet. Légère détente également pour le prix du Brent de la mer du Nord, qui s’échange ce matin à 137,69 dollars.
Selon la plupart des analystes, la tendance devrait rapidement repartir à la hausse, pour atteindre les seuils de 140 dollars, voire 145 dollars le baril au cours des prochaines semaines...
An. P.