130,34 dollars le baril : le marché pétrolier américain a franchi un nouveau cap symbolique en début d’après midi, soutenu par les craintes en matière d’approvisionnement, mais aussi par un nouveau glissement du dollar face à la devise européenne.
Le dollar toujours plus faible face à l'euro
En effet, l’euro s’échange contre 1,5766 dollar aujourd’hui, en nette hausse depuis hier matin, dopé aujourd’hui par la confiance des industriels allemands.
Le nouveau pic historique du brut vient effacer le précédent record de 129,74 dollars le baril enregistré ce matin sur le marché new-yorkais.
Le baril de Brent s’est quant à lui hissé ce matin à 128,47 dollars ce matin ; il s’agit, là encore, d’un record historique pour le pétrole de la mer du Nord.
L'Opep n'entend pas ouvrir les vannes
Ces records sans précédent surviennent alors que certains commencent à redouter des pénuries physiques, alors que l’Opep refuse toujours d’augmenter la production pétrolière.
Chakib Kheli, le président du cartel, écartait hier la tenue d’une réunion de l'Opep pour discuter de la production pétrolière avant celle de septembre.
En clair, aucune hausse de la production ne devrait intervenir avant la fin de l’été, période durant laquelle la consommation est accrue aux USA, premier pays consommateur d’or noir.
Les marchés dans l'attente des stocks US
Une situation qui relance encore un peu la spéculation, alors que les marchés pétroliers sont déjà très agités. L’Opep s’en tient par ailleurs toujours à sa position selon laquelle les cours élevés sont dûs à la spéculation et à un dollar faible, et non à un problème de décalage entre l’offre et la demande.
La publication hebdomadaire des stocks pétroliers américains, qui devrait tomber d’ici quelques heures, devrait être suivie avec beaucoup d’attention par les opérateurs.
Les marchés tablent sur une hausse des stocks de brut (600 000 barils), d’essence (500 000 barils) et de produits distillés (1,3 millions de barils).
Antoine Pietri