Free retient son souffle. Seul candidat à s’être présenté au premier appel d’offres lancé par le gouvernement, l’opérateur avait été écarté pour cause de fonds insuffisants. Aujourd’hui, celui-ci compte bien ne pas laisser sa chance filer une seconde fois si l’occasion se présente.
Or, l’hypothèse d’un nouvel appel d’offres n’a pas été complètement écartée par le gouvernement. Dans une interview accordée à La Tribune, Luc Chatel, le secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, affirme que le gouvernement «n’a pas tranché».
Deux options sont à l’étude : «reprendre l’appel d’offres initial et accepter l’étalement du paiement demandé», ou découper celui-ci «en plusieurs lots de fréquences». Alors que la première solution donnerait clairement l’avantage à Free, la seconde donnerait leur chance à des opérateurs «nouveaux ou existants, des MVNO par exemple».
Dans tous les cas, la mise en place de la quatrième licence devrait permettre d’ «apporter de nouveaux services, faire baisser les prix [et] améliorer la couverture» ; les trois critères prioritaires dans ce dossier selon le secrétaire d’Etat.
«Il n’y aurait pas de manque à gagner pour l’Etat dans l’une ou l’autre option», assure-t-il, annonçant un débat préalable au Parlement prévu pour l’automne.
Au terme du premier appel d’offre, Free n’avait pu obtenir la quatrième licence en raison du refus du gouvernement de permettre l’étalement du paiement, qui s’élevait à 619 millions d’euros.
Antoine Pietri