On apprenait lundi que Josef Jung, le ministre allemand de la Défense, ne souhaitait pas renégocier les termes du contrat de l'A400M, malgré les demandes insistantes des actionnaires d'EADS.
Airbus, la filiale de l'avionneur européen, espérait alors renégocier une clause d'augmentation de prix et suspendre pendant un an les indemnités pour retard de livraison de l'appareil.
Mardi, Airbus annonçait que le premier vol de l'avion de transport militaire, prévu jusqu'à présent cet été, pourrait être décalé de nouveau. François Lureau a évoqué tour à tour un premier vol en octobre, ou à l'été tardif.
Aujourd'hui, la série noire continue pour l'avionneur, alors qu'on apprend que le gouvernement allemand envisagerait de réclamer des pénalités à EADS, Berlin estimant que le retard de l'A400M pourrait avoisiner un an.
Avec des coûts fixes de 20,33 milliards d'euros pour 180 appareils, l'A400M est aujourd'hui une source majeure de pertes pour EADS, à l'instar de l'A380.
Reste désormais à connaitre le montant des indemnités réclamées par Berlin...
L'A400M est appelé à remplacer les C-160 Transall des armées de l'air française, allemande et turque.
An. P.