Le fabricant britannique s’apprête à licencier en masse pour rester compétitif. Dans un communiqué en date de vendredi, le groupe indique que «l’impact des changements proposés va s’appliquer en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Allemagne, dans les pays nordiques et dans d’autres pays», soit presque dans tous les pays où le britannique est présent et même dans son pays d’origine.
Dans ce dernier le groupe indique vouloir réduire au maximum la facture : «En Grande-Bretagne, le groupe va chercher à s'assurer que les réductions d'effectif, quand ce sera possible, prennent la forme de départs volontaires», ajoute-t-il.
L’effet «livres sterling» menace le fabricant britannique
Le groupe dégraisse-t-il pour limiter les dégâts sur ses comptes ? Non pour Rollys-Royce qui affirme que la restructuration en cours n’aura aucun impact sur les résultats pour l’année 2007 ni pour l’année 2008 : «Les coûts associés à l’exercice 2008 seront largement compensés par les économies réalisées au cours de l’année».
Ce qui n’a pas empêché Credit Suisse d’émettre des doutes pour la simple et bonne raison que la baisse du dollar nuit à la compétitivté des entreprises anglaises qui produisent et vendent en livres. En effet, les analystes de la banque suisse estiment que «chaque cent d'appréciation à long terme du dollar gonfle de 12 millions de livres l'Ebit (résultat avant intérêts et impôts) de Rolls-Royce.. et inversement.
La bourse ne s’y est pas trompé, le titre ayant enregistré une baisse conséquente de 3,2%, à 508 pence.
Laure Gaillard