C’est une mauvaise nouvelle qui tombe en ce début d’année, une année 2008 qui en plus devrait être placé sous le signe d'un ralentissement, voire de récession économique en particulier dans les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, fragilisés par la crise des subprimes.
La hausse de l'or noir préfigure-t-elle celle des autres sources d'énergie ?
Le prix de l’or noir est en train de remonter dans l'attente de l'annonce par le Département d’Etat à l’énergie américain (DoE) d'une chute des réserves de brut américain, d'après Bloomberg, désormais les plus basses depuis près de trois ans. Les réserves de brut ont diminué de pas moins de 3,15 millions de barils en l’espace d’une semaine. De plus les autorités américaines font face actuellement au climat particulièrement rigoureux qui sévit aux Etats-Unis et qui booste la demande de pétrole.
Cette nouvelle n’est pas de nature à rassurer les marchés et les investisseurs d’autant plus qu’elle s’accompagne de violences renouvelées au Nigeria avec des attaques meurtrières dans la cité pétrolière de Port Harcourt hier et à des troubles au Pakistan la semaine dernière.
Conséquence immédiate sur un produit hautement volatil : le baril a pris près de 1,35 dollar ou 1,4% à 97,33 dollars dans les échanges électroniques. Très loin devant les 34 dollars en moyenne des années 2002-2006 mais derrière le record atteint le 21 novembre 2007 à 99,29 dollars.
L’augmentation du prix du pétrole est-elle un cas isolé ? Non, d’après Peter McGuire directeur opérationnel des Commodity Warrants à Syndney, pour qui pas seulement le pétrole mais les différentes énergies vont connaître une hausse de la demande et des prix en 2008 : «Sur le long terme tous les secteurs de l’énergie vont connaître une tendance haussière en 2008 et 2009».
Laure Gaillard