La faible valorisation actuelle de l'action Alliance & Leicester a fait de la banque britannique une cible de choix pour une offre de rachat. Le plongeon du titre que le titre a réalisé ces derniers mois a d'ailleurs motivé une approche de l'espagnol Santander.
Ce dernier est entré en contact avec A&L le mois dernier pour tender de lancer une offre. Une action qui contraste avec la stratégie affichée par Santander, qui déclarait ne plus vouloir réaliser d'acquisitions supplémentaires en Grande Bretagne, après le rachat d'Abbey National, préférant croître organiquement.
Cependant, si les négociations en étaient arrivées à un 'stade avancé', les deux banques n'auraient pas réussi à se mettre d'accord sur le prix. Il n'est pas impossible, toutefois, que Santander ne revienne avec une offre améliorée, d'après des sources proches du dossier.
La chute vertigineuse du titre A&L en 2007 est dûe en large partie à des rumeurs selon lesquelles la banque souffre de problèmes de liquidité.
Celle-ci a été obligée de démentir à plusieurs reprises des bruits de couloir selon lesquels elle aurait fait appel à la Banque d'Angleterre pour renflouer ses caisses.
Antoine Pietri