L’objectif de ce plan de rigueur est banal : retrouver et/ou améliorer sa compétitivité. Il consiste, une fois n’est pas coutume, en une réorganisation de la structure du groupe qui débouche sur «une structure organisationnelle simplifiée», d’après le communiqué du géant bâlois publié jeudi.
Plan «Forward» : plan d’économies via des suppressions d’emplois...
Ce plan avait été évoquée à la mi-octobre lorsque Novartis avait annoncé qu´il allait passer en revue toutes ses activités opérationnelles dans le monde. Aujourd’hui, il annonce des mesures concrètes et stratégiques pour 2008 et 2009 qui devraient permettre des économies de quelque 1,6 milliard de dollars (1,08 milliard d'euros) avant impôts en 2010.
Un budget de restructuration d´environ 450 millions de dollars (306,4 millions d'euros) a pour l´heure été prévu, et sera imputé au quatrième trimestre 2007, écrit Novartis, qui emploie quelque 100 000 personnes dans le monde.
La Suisse est particulièrement touchée par ce plan social avec 500 postes concernés par ce plan, soit un peu plus de 4% de ses effectifs. Le reste du groupe subira 2 000 suppressions d’emplois.
... et nouvel agenda stratégique et économique pour les prochaines années
Au-delà des aspects quantitatifs, le plan «Forward» vise une plus grande productivité grâce à une simplification des procédures organisationnelles et à une «décentralisation» des processus de décision afin d’être plus réactif vis-à-vis de la demande.
Et de proposer une offre plus satisfaisante avec un accent mis sur la recherche et le développement de nouveaux médicaments.
Il veut également s’internationaliser davantage à l’image du français Sanofi-Aventis, qui a annoncé vouloir s’implanter plus fortement sur les marchés chinois et indiens.
Pour sa part, Novartis entend accélérer sa croissance sur les petits marchés émergents (Afrique du Nord et sub-saharienne, Asie centrale et du Sud-Est). Le groupe est confiant dans l’avenir, à l’image de Daniel Vasella, président et administrateur délégué de Novartis, qui insiste dans le communiqué sur le fait que «notre portefeuille et notre excellent pipeline de médicaments et de vaccins innovants nous confèrent une position unique, tant en termes de croissance que d´équilibre des risques».
En effet, le groupe devrait lancer «de nouveaux médicaments, après les 14 homologations obtenues en 2007 aux Etats-Unis et en Europe. La progression des divisions Vaccins & Diagnostics de Sandoz - la division spécialisée dans les génériques - jouera également un rôle clé».
Le titre prend de la hauteur avec cette nouvelle de suppression d'emplois : +0,94%, à 64,65 francs suisses.
Laure Gaillard